Cette fresque a été réalisée dans le cadre de la dixième édition du festival d’art urbain de la ville de Boulogne-sur-Mer organisée en 2025.
Pour cette édition, deux immeubles au sud du centre-ville ont été choisis comme épicentre de l’événement, avec pas moins de 9 grandes fresques sur chaque immeuble ! (pour voir les autres fresques, cliquez sur les flèches de navigation de « Boulogne-sur-Mer »)
Sur ce premier immeuble, on trouve Mariana Duarte Santos, une artiste portugaise que je découvre ici..
Son travail est de nature figurative et s'articule principalement autour de la peinture, du dessin et de l'estampe, tout en étant influencé par d'autres domaines artistiques tels que le cinéma et la littérature.
Dans le domaine de l'art public, ses créations explorent essentiellement des thèmes liés à la mémoire, à l'identité collective et aux récits locaux ; les images d'archives jouent ainsi un rôle central dans ses réalisations murales.
L’artiste nous livre les informations suivantes sur son œuvre boulonnaise :
« Comme une grande partie de mon travail en atelier, cette fresque s’inspire d’une image fixe tirée d’un vieux film : un instant unique, extrait de son récit d’origine pour être placé dans un contexte nouveau.
Ces fragments de cinéma m’attirent car ils laissent place à l’interprétation et nous invitent à imaginer d’autres sens, à convoquer des souvenirs personnels et à inventer nos propres histoires silencieuses.
Pour cette œuvre en particulier, je me suis intéressé à la tension tranquille de l’entre-deux, à cette pause qui précède le mouvement.
Un homme se tient immobile, encadré par une porte qui suggère l’incertitude ; un espace ouvert sur plusieurs directions, sur différentes versions de ce qui va suivre. Il n’est pas saisi en pleine action, mais dans l’instant qui la précède.
La scène est suspendue dans l’immobilité. Elle évoque le mystère, la mémoire, la solitude et l’intimité paisible de la vie domestique. Je voulais inviter le spectateur dans ce monde privé, dans les récits invisibles qui habitent les murs du quotidien. Ces pensées que l’on n’exprime jamais à voix haute. Ces gestes et ces silences qui façonnent le monde intérieur d’un individu.
Cette fresque est une méditation sur les seuils et l’hésitation, sur le poids des petits instants, sur le pouvoir subtil de l’indicible et sur les mystères qui résident dans les espaces silencieux. ».